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Lz fondation Toepfer - au passé nazi accablant occulté par les médias - s'invite au CRDP, 16 heures, aujourd' dans "Plan d'exil"i
Posté le 18/04/2008 10:30:51 par Loiseaux

Communiqué de presse

 

 

16 avril 2008

 

 

L’ offense à la mémoire des exilés : à propos d’un  partenaire  institutionnel de

 

« Plan d’exil Marseille/ Hambourg » (15-18 avril) :

 

la provocation de la fondation Alfred Toepfer, Hambourg. Dans la négation de l’Histoire ?

 

 

Cette manifestation (15-18 avril) réunit de jeunes Français et Allemands pour célébrer la mémoire des exilés allemands réfugiés  à Marseille, au début de la guerre. Cette manifestation honore ses organisateurs et la Ville de Marseille. Toutefois un des partenaires institutionnels vient insulter cette mémoire et prétend récupérer cette manifestation pour escamoter son passé  nazi: la fondation Alfred Toepfer de Hambourg.

 

Crée en 1932 par le magnat de l’agro-alimentaire Alfred Toepfer, cette fondation et son créateur ont soutenu avec zèle le régime nazi du début à la fin. Pendant la guerre, Toefper a servi le régime - se servant au passage. En 1942, il vend la chaux vive à l’administration S S du Ghetto de Lodz, Pologne, chaux destinée à recouvrir les victimes du Ghetto.

 

Après 1949, Toepfer a employé à son service deux grands criminels de guerre nazis dans sa fondation. Dans les années 50, il soutient financièrement Chris Christophersen, l’auteur de  Die Auschwitz- Lüge / Le mensonge d’Auschwitz /– qui devient vite l’ouvrage de référence des négationnistes du monde entier.

 

De son vivant, Alfred Toepfer n’a jamais exprimé le moindre remords pour son passé au service du Reich. Depuis sa mort- (1993) - ses héritiers revendiquent le passé de Toepfer et de sa fondation, sans jamais esquisser le moindre regret, refusant de participer au fond d’indemnisation des Slkave-Arbeiter / travailleurs esclaves/ Slave Laborers.

 

En s’invitant à cette commémoration de la mémoire des exilés,  la fondation Toepfer vient insulter cette mémoire. Dans l’indifférence générale à cette généalogie nazie alors que cette manifestation honore la mémoire de Varian Fry et de tous les exilés ?

 

 

 

Gérard Loiseaux ; membre du groupe de recherche sur « Alfred Toepfer – sous le Troisième Reich - et après »

 



 

 

 

PJ : 2 communiqués de presse sur la fondation Toepfer, qui s’est invitée à la Maison Heinrich Heine, Cité Universitaire. Paris, en novembre 2007.

 

 

 

C/ Exil Marseille VarianFry

 

 

 

Communiqué n° 1

 

4. 11. 2007

 

Au nom de l’Europe, la fondation Alfred Toepfer créée en 1932 par « le gentil mécène nazi » - ((Le Canard Enchaîné. 10 octobre 1979) Toepfer -  nous invite à la Maison Henri Heine, Cité universitaire, Paris, le mercredi 7 novembre 2007, à l’ouverture d’un exposition de photographies sur l’Europe, sur le thème :

 

« WAS IST WICHTIG ? * A la recherche des valeurs européennes ».*=Qu’est –ce qui est important ?

 

 

 

Qu’y a-t-il derrière le masque « européen » de

 

« La figure du grand négociant et grand mécène Alfred Toepfer ?» (1

 

 

 

Avant ce vernissage et avant cette leçon sur les « Valeurs européennes »,   « Qu’est -ce qui important …» d’apprendre sur la fondation Toepfer et sur Alfred Toepfer, et sa conception de l’Europe sous le Troisième Reich.

 

 

La fondation  Toepfer au service du Troisième Reich et de son Europe Nouvelle

 

« L’Europe est et reste pour nous notre berceau, le berceau de la race blanche ».

 

 (Alfred Toepfer, lors de la création du Prix Mozart. 1938).

 

 

Alfred Toepfer a été omni actif au cœur de la conception de la « politique ethno- raciale » du Reich appliquée à l’ Europe Nouvelle. A partir de 1935, Alfred Toepfer devient membre bienfaiteur de la SS » /Förderer der SS/.

 

 

En  mai 1940, il publie  une brochure intitulée Westschau (Vues sur l’Occident). Il y  glorifie  le « Führer », ses victoires en chaîne. Il salue sa politique de « réorganisation du continent » : les Etats– sauf le  Reich- seront  démembrées en régions ethniques souveraines en vertu du droit  des minorités ethno raciales à disposer d’elles-mêmes. Toepfer appelle de ses vœux la réintégration dans le Reich « des 19 millions de frères de race dispersés et annexés dans les marches occidentales du Reich »  (par la France, la Belgique, la Suisse).

 

 

 Eté 1940.  Reportage dans Der Volksdeutsche sur Kalkhorst 

 

Sur Kalkhorst, le  domaine et château de Toepfer près de Lübeck et            &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                        &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                    

 

„Centre de formation ethno politique“

 

 « Journées de travail à Kalkhorst »..Alfred Töpfer, à gauche,

 

 fait une  conférence à de futurs administrateurs des pays occupés 

 

devant  une carte de  la  future Grande Allemagne,  dans ses  nouvelles

 

 frontières « ethno-raciales ».

 

« A Kalkhorst, qui est désormais un concept reconnu en matière

 

de formation ethno-politique pour tout le Reich  /…/.   Le lieutenant

 

Töpfer [alors en poste à l’Abwehr de La Haye] est un spécialiste de

 

l’espace « bas allemand » /Hollande, Flandres, Luxembourg, Alsace

 

 et Lorraine, dans la terminologie ethno-raciale/. Sa conférence donne

 

de précieuses informations sur  les territoires de la Hollande, de la

 

Belgique, du Luxembourg, de la Lorraine et de l’Alsace ».

 

 Légende d’une photo de ce reportage : « Visite des hommes de la SS-Standarte Germania »  à Kalkhorst.

 

            &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;              &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;       

 

Business as usal. ?  “La firme Toepfer a eu manifestement à faire avec la politique allemande d’extermination en Pologne occupée”. „Shoah Profiteur“ ? ?            &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;                         &nb sp;             &nb sp;                         &nb sp;                       

 

 

- France : de 1943 à 1944, Alfred Toepfer a participé activement, par de multiples opérations de marché noir, au  pillage économique de la France occupée pour alimenter le Reich en devises pour la guerre. Le butin est varié : de 500 000 bouteilles de champagne à des équipement industriels en passant par les meubles, fourrures et 200 voitures de tourisme Citroën. Dans ce pillage organisé à grande échelle, on ignore la part des spoliations de Français juifs dans ce pillage.

 

. - Espagne, son réseau « La Organizacion Toepfer » achète des matériaux stratégiques d’intérêt vital  pour l’armement  et l’effort de guerre du IIIème Reich. Pour régler ces achats, il dispose de « l’or nazi » qui provient  du pillage des   victimes de l’Holocauste. Pour la seule période d’avril- mai 1942, il réceptionne 130 kg de cet or (en sacs  de 10 kgs).

 

 

-Pologne : ghetto de Lodz. Ses filiales réalisent de substantiels profits en approvisionnant l’administration d’occupation  -en matériaux de construction. Et c’est Toepfer qui livre la chaux vive à l’administration SS du ghetto de Lodz pour ensevelir les cadavres dans les fosses communes.

 

-         

 

Le « mécène bienfaisant » (1)= note en page 4.  fut un jusqu’auboutiste au service du Reich et de ses propres  affaires. Jusqu’en avril 1945 il a contribué par tous ses moyens à l’effort de guerre allemand au plus haut niveau et participé activement à la Commission de l’armement /Rüstungskommission/ du ministère de l’armement/, chargée de rationaliser et de galvaniser l’effort de guerre du Reich, sous la direction de Albert Speer.

 

 

History Business* . La  commission d’historiens* de la Fondation concluait dans son opération de blanchiment en 2000 : « D’après les résultats des travaux de la commission, ce serait une erreur de vouloir établir un lien, direct ou indirect, entre Toepfer et les agissements criminels du régime nazi » (1). L’invitation de la fondation annonce une contribution de Henri Ménudier, professeur à Paris III- Asnières – sans préciser qu’il  a participé (1997-2000) aux travaux de la Commission, bien que non historien.

 

* Formule de Michael Pinte- Duschinski, qui  est une autorité mondiale sur les modes de  financement  des systèmes politques, à  Brunel University, U.K.  Dans  une série  d’articles, en 1998, il a dénoncé le danger de la recherche historique au service de grands groupes internationaux. Cf. „Historians and their Sponsors. Selling the Past : the dangers of outside finance for historical research." / Historiens et leurs sponsors. Vendre le passé: les dangers du financement  extérieur de la recherche  historique /. 

 

** Commission internationale indépendante /sic/ d’historiens : six historiens recrutés, défrayés et rétribués par la Fondation, de 1997 à 2000. Note :

 

 

 

Son après-guerre : continuités revendiquées mais non pas assumées

 

 

Dans l’immédiat après guerre, Toepfer a recruté Kurt Haller, (syndic de la Firma Toepfer jusqu’en 1961), un de ses anciens camarades de l’Abwehr à Paris, puis adjoint de Veesenmeyer en Hongrie. Il recrute également deux grands criminels de guerre nazis, dont il apprécie la « qualification économique » (1) 

 

   - Hans Joachim Riecke, S.A –Brigade Führer, chef de la politique agricole et alimentaire » nazie dans les territoires soviétiques occupés – et responsable de la mort par épuisement et par la faim de plusieurs centaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques.

 

    - Edmund Veesenmeyer, - SS Brigade General  ancien bras droit de Eichmann en Hongrie occupée et   responsable de la déportation et de la mort en déportation de quatre cent mille juifs hongrois.

 

 

« Le Mensonge d’Auschwitz ». Dans les années 60, Alfred Toepfer apporte son soutien financier à Thies Christophersen, ancien ,,SS-Führer du camp d’extermination d’Auschwitz et auteur de  Die Auschwitz Lüge  /Le mensonge d’Auschwitz/,  qui deviendra très vite l’ouvrage de référence des négationnistes.  

 

 

 « Le gentil mécène nazi »  Pour la fondation, l’exposition d’aujourd’hui n’est qu’une machination pour tenter de revenir distribuer ses prix en France. Le passé d’Alfred Toepfer, les activités de sa fondation et la remise de ses prix politiques (1) ont donné lieu depuis 1971 à des scandales publics nombreux, entraînant la suppression par la fondation de plus d’une douzaine de prix – hors d’Allemagne : UK, 1971 ; Autriche 1992 ; France : 1979, 1996, 2000 (Sénat de la République française) ; 2002 (Institut Historique allemand), 2005 ; Suisse : 1999  (Sénat de Bâle).

 

 

 Préférant l’honneur aux honneurs, en avril 2005,  Ariane Mnouchkine a refusé publiquement  avec panache un Prix Toepfer.  A la suite de ce nouveau scandale la Fondation a réorienté sa politique vers les pays de l’Est européen  (bourses et séjours d’études en Allemagne) et lancé des concours sur « Les valeurs » pour les lycéens allemands.

 

 2000. L’indemnisation des « travailleurs esclaves » : la fondation Toepfer ne se considère pas impliquée. La Fondation est un des rares grands groupes allemands à avoir refusé de contribuer au fonds d’indemnisation* des travailleurs forcés et des travailleurs esclaves /Sklave-Arbeiter ou encore  slave laborers) ou à leurs ayant droit sous le Troisième Reich.    *« Fondation Mémoire, responsabilité et avenir ».

 

 

2005. Le recours de la fondation Toepfer  contre l’Allemagne auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme. La Fondation avait déposé en 2001 ce recours contre l’Allemagne auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme (Strasbourg) dans le but de bénéficier d’un nouveau dédommagement pour son domaine de Kalkhorst*. Persécuteurs persécutés : les héritiers de Toepfer ont été déboutés en 2005. * En  1945, avant « La réforme des sols », en Zone d’occupation soviétique /SBZ/ : 800 ha ; plusieurs fermes et le château de Kalkhorst, près de Lubeck. Et  « centre de formation ethno politique pour tout le Reich ».».

 

 

 Eté 1939 

 

Les invités de Toepfer au château de Kalkhorst

 

Alfred Toepfer (à droite)  accueille  pendant un mois le

 

 « Dauphin du Führer », Rudolf Hess,  dans son château

 

 de Kalkhorst.  Il y reçut également, entre autres, le général

 

 de la Waffen-SS  Werner  Lorenz ainsi que Konrad Henlein,

 

le chef des  nazis des Sudètes  (créateur du Sudetendeutschen

 

Partei) qui prépara  dans  l’opinion  à l’Anschluss  de cette 

 

« région ethnique allemande » revendiquée par le Reich.

 

Depuis 1936  Henlein était membre du conseil  d’administration

 

de la  fondation Toepfer.

 

 

La Fondation Toepfer : un fossile du national socialisme, au XXIème siècle.

 

Selon les  héritiers- au sens large - de Toepfer,  sa vision de l’Europe a gardé sa valeur d’actualité en ce qui regarde les «… . questions qui se posent dans le présent de Europe » en 2007. Les héritiers du « généreux mécène hambourgeois » (1) revendiquent publiquement toutes les continuités de son passé - sans vouloir en assumer les conséquences. Cette revendication légitime, selon la Fondation,  est en bonne place dans le programme  « A propos  des 75 ans de la fondation Alfred Toepfer » (janvier 2007), dans lequel la Fondation expliquait la signification de la participation de ses hôtes (1000 invités) à cet anniversaire :

 

 « Finalement, la rencontre avec les 75 ans de la Fondation Toepfer est aussi toujours une rencontre avec le fondateur de la Fondation, sa famille et avec les mérites communs pour l’existence et le développement de la Fondation. Une Fondation n’est jamais concevable sans son mécène, de même qu’une œuvre d’art est inconcevable sans son créateur.  /…. / Ce programme cherche à saisir et exploiter de façon exemplaire, avec une méthodologie  contemporaine, les thèmes définis par le mécène ainsi que les questions qui se posent dans le présent de Europe ».

 

 

Une provocation délibérée : le rendez-vous de la fondation à la Maison Henri Heine  La présence de la fondation Toepfer à la Maison Henri Heine, le 7 novembre prochain est-elle compatible avec la mémoire de Henri Heine? Lors des autodafés de 1933 organisés par les professeurs et étudiants allemands nazis, les livres  du « Juif Heine »  furent brûlés avec ceux d’autres auteurs allemands « aryens » et des auteurs étrangers « anti-allemands ».

 

Un exemple de modus operandi de refus de l’Histoire Quand la fondation Toepfer prétend honorer en 2007 les valeurs européennes-  et  donner ses leçons sur les « Valeurs européennes3 ; Aujourd’hui les héritiers d’Alfred  Toepfer n’éprouvent ni regret ni remords face à ce passé ignominieux qu’il ne peuvent effacer à coups de prix, de bourses et d’expositions. C’est le seul exemple connu en Allemagne d’une telle continuité familiale revendiquée publiquement sans vouloir en assumer les conséquences devant l’Histoire. Cette exposition de la fondation Toepfer n’est qu’une une nouvelle tentative pour faire oublier le spectre de son passé et une nouvelle tentative pour reprendre - coûte que coûte-  ses activités en France. Aujourd’hui plus qu’hier, elle est prête à y mettre le prix car « Elle /La fondation/ dispose de grands moyens et de beaucoup de bonne v

Mots-clés: Plan D'exil- Fondation Toepfer- Nazi



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