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Exposition personnelle Amandine Maria

Posté le:
30 Mai 2017
Catégorie:
Posté par:
Localisation:
France
» La Garde
Contempler les « cartes à pied » d’Amandine MARIA c’est recevoir en cadeau la possibilité de percevoir l’espace connu comme une nouveauté par la confrontation de sa vision personnelle d’un lieu à l’expérience esthétique de l’artiste. Le paysage n’est pas une donnée, le paysage est engendré. Même s’il relève d’une donnée empirique, le paysage, comme le souligne Georg Simmel, revendique un être- pour-soi éventuellement optique, esthétique ou atmosphérique. Il est une singularité s’arrachant à « l’unité indivisible de la nature où chaque morceau n’est qu’un lieu de passage pour les forces universelles de l’être-là ». La nature n’est pas morcelable. C’est l’être humain qui, dans son esprit et par l’intermédiaire d’un groupe de phénomènes singuliers, modèle cette catégorie en vision close, ressentie comme unité autonome pour le regardeur et donnant ainsi naissance à cette conscience de voir un paysage. La nature se trouve donc remaniée par l’esprit qui la divise et la recompose en « individualités paysagées». Il y a autant de paysages que de regards humains.
Son travail se compose de plusieurs étapes dans lesquelles son parcours d’artiste se conjugue en permanence à sa formation d’architecte paysagiste pour donner naissance à ses œuvres. D’une première étape composée de balades pédestres à la réalisation concrète de l’œuvre le réalisme se dispute au subjectivisme inhérent à la notion de paysage. C’est à pied, les mains libres, ballantes, portés par le rythme de la marche que le travail commence. L’esprit divague, et les sons de sa propre respiration vont se mêler aux bruits de la ville. Le regard se pose sur des points précis et les images se déforment pour donner lieu à des représentations uniques. Les paysages sont rarement ce que l’on voit. Les rues se transforment en colonnes vacillantes, en tracés rectilignes, en ondulations organiques. Ces représentations libérées de toutes lois dictées par la réalité des choses sont le seul moyen de s’approcher intimement de la réalité. Par la suite, la prise de notes rapides des éléments marquants va croiser la mémoire de ses perceptions pour aboutir à ce travail de cartographies composé de traits incalculables qui formeront le squelette de l’œuvre.
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