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Les commémorations du 40eme anniversaire de mai 68 battent leur plein. Bonjour la nostalgie! Mais que signifie au juste cet engouement quasi généralisé pour ces quelques semaines de charivari, il y a déjà si longtemps? Est-ce une réaction - salutaire- contre les propos d'un candidat-président, voici un an, et la volonté de sauvegarder, contre vents et marées, cette page d'histoire nationale? Dans ce cas, les soixantehuitards et consorts seraient devenus, malgré eux, des conservateurs. Ou bien mai 68 peut-il avoir encore valeur d'exemple pour tous ceux qui sont nés après? Après quoi courrons-nous que nous n'avons plus aujourd'hui? La réponse est peut-être dans les nombreux extraits d'actualités filmées de cette période. En les redécouvrant, on a le sentiment qu'une énergie formidable traversait les manifestants. Etudiants ou ouvriers, ils n'avaient pourtant pas un physique de guerrier mais ils avaient le courage de se colleter aux CRS ( qui, eux, ne lésinaient pas sur les coups de matraque). Pour affirmer leurs convictions, pour clamer leurs revendications, ils ne craignaient pas de donner et de recevoir des coups, parfois très violents. Eh bien cette ferveur et ce courage-là, les Français actuels, toutes origines sociales confondues, n'en sont plus capables. S'ils manifestent encore, c'est en suivant bien sagement un parcours annoncé d'avance et dûment balisé par les forces de police. C'est essentiellement pour cela que mai 68 nous fascine autant. Nous avions encore la force de sortir des sentiers battus et de faire l'histoire à même la rue. Désormais, l'histoire se fait sans nous. Jean-Luc
Mots-clés: Mai 68
Nouvelle marche , dimanche 6 avril, pour demander la libération d'Ingrid Bettancourt à Marseille, mais aussi dans les principales villes de France. L'otage franco-colombienne des FARC est devenue une cause nationale dans ce pays qui cherche toujours à en inventer de nouvelles. De nombreux Marseillais et Marseillaises étaient venus à ce rendez-vous, pour un défilé qui partait des Mobiles jusqu'au Vieux Port. Beaucoup étaient en blanc, selon le mot d'ordre lancé nationalement. Et pendant une heure, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui se sont époumonés en tapant dans leurs mains au cri de "Libertad". mais sur qui voulait-on faire pression avec cette manifestation? Chacun ici, de quelque bord politique qu'il soit, souhaite évidemment sa libération. Le gouvernement a pris les devants pour cela. Quant aux FARC, les seuls qu'il faudrait convaincre, on sait qu'ils se foutent pas mal d'avoir contre eux l'opinion mondiale. Non, le vrai sens de cette marche était bien la solidarité, cette vertu fragile et toujours à réinventer. Solidarité avec un drame humain lointain; solidarité, aussi, entre des gens vivant jusque là en parfaite indifférence dans la même ville. En ce sens, on peut dire qu'il n'y avait pas, dimanche, assez de Marseillais à ce rendez-vous. &nb sp; Jean-Luc
Mots-clés: Ingrid Bettancourt
Comme convenu, je livre ici un extrait de mon ouvrage, "Les hommes" ( éditions Gros textes, 2007): "Sans elles à leur côté, ils sont tristes ou agressifs. Et l'agrément qu'ils peuvent trouver à être ensemble n'est guère qu'un palliatif à cet état indépassable de mixité voluptueuse. Les hommes entre eux ne donnent jamais cette impression de complétude et d'intimité qu'ont les femmes entre elles. Statistiquement, ils supportent d'ailleurs moins bien la solitude qu'elles. finalement, ils sont moins bien adaptés à la vie quotidienne qu'elles ne le sont. Le temps réduit leurs espoirs d'une (ré)union par nature toujours ardu, fragile, incertaine. En outre, l'époque renforce davantage les singularités et les oppositions qu'elle ne les aplanit. Le couple est à réinventer." (page 10) Voilà de quoi apporter un peu de grain à moudre au débat Mars/vénus &nb sp; Jean-Luc ( On peut encore commander chez cet essai de 48 pages pour la modique somme de 6 euros - + 2 euros pour le postage- . Dans ce cas laissez vos coordonnées à Jean-Luc.)
Mots-clés: Hommesfemmes
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